Que ça passe vite un an….
Deux événements si indépendants, néanmoins étroitement liés en raison de leur impact sur ma vie.
Il y a un an jour pour jour un événement qui se tramait depuis quelques semaines se produisit dans ma vie : « métro Lamarck »
Il y a un an + 1 jour un autre événement que je redoutais finit par survenir : « la perte de ma belle étoile »
Avec un peu de recul la perte de ma belle étoile m’a changé… il m’est difficile de décrire ce changement, c’est plus un ressenti très profond… Ces derniers jours, depuis le depuis du mois je sais que cette date fatidique arrive, les souvenirs se font plus présents de la succession des événements : le message du vendredi de ma mère vers 20h, mon appel inquiet, le nouvelle qui tombe « Cette fois-ci les médecins disent que c’est la fin », ses questions à mon retour, son regard me voyant revenir et cette soirée à continuer à bosser pour ne pas y penser, ces insomnies ponctuées par cette pensée « la peur qu’elle s’éteigne pendant mon sommeil… Et si en me réveillant j’apprends qu’elle est partie… » la pause de 11h avec une collègue lui expliquant que je garde mon téléphone tout prés de peur de cet appel et ce téléphone qui se met à sonner, mon cœur qui bat, mes larmes qui montent et que j’ai déjà du mal à contenir, le sol qui se dérobe sous mes pieds lorsque ma mère m’annonce qu’elle est en train de partir et que je peux lui dire au revoir si je le souhaite, mon souvenir confus de mes mots, son forte respiration qui s’intensifie lorsqu’elle entend mes mots, cette impression tenace qu’elle s’étouffe, les 10 bonnes minutes qu’il m’a fallut pour remonter, mon retour à mon bureau pour prendre mes affaires et partir, cette pensée partir au plus vite… puis cet arrêt à ma voiture, me sentant incapable de rester seule mais ne voulant voir personne, puis le visage de mon ex qui m’apparait, coup de fil, il est chez sa mère et me propose de passer lui qui a perdu son père 4 ans plus tôt, j’imagine à cet instant qu’il sera le seul à comprendre mon chagrin et mon ressenti, son réconfort, puis mon retour chez moi, m’occuper, m’occuper pour ne pas penser pour ne pas attendre ce deuxième coup de fil, puis les nouvelles qu’elle se bat et que ça peut durer quelques jours, ça ne m’étonne pas d’elle, une battante, une femme courageuse même dans la mort…. Puis le mercredi après-midi alors que je me suis isolée dans une salle de réunion ce message me disant qu’elle est décédée à 15h… fuir à nouveau fuir mon boulot, cette soirée de jeudi à préparer en famille les faire-part de décès, essayer de le voir Lui car besoin de son réconfort, de ses bras… Son visage que je ne reconnais pas me revient en tête, la cérémonie, ma famille,
Je n’arrive pas à finir, je suis au boulot et c’est douloureux… Mon esprit est furtif je crois que ça suffit pour aujourd’hui…
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